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    September 12

    Une pierre lunaire ramenée par Apollo XII refait le voyage vers la Lune !

     

    Dans le cadre d’une expérience scientifique concernant le champ magnétique de la Lune, les astronautes de la mission Apollo 16 ont emmené evec eux une pierre lunaire rapportée sur Terre par Apollo XII.

    Cette pierre, démagnétisée avant de repartir vers la Lune, a permis de vérifier une hypothèse des scientifiques, à savoir la "contamination magnétique" des échantillons pendant le voyage !

    Ils ont vu juste, ce fut bien le cas, mais en partie seulement, prouvant que la Lune a eu un champ magnétique lorsque son noyau était liquide, mais bien moins puissant que le laissaient croire les échantillons !

    January 31

    On t'aime papa !

     
    Dans son  plan de vol, Charlie Duke (Apollo 16) eut la surprise de trouver un dessin de chacun de ses deux fils, ils avaient également ajouté un petit mot pour leur papa en route vers la Lune.
    L’ainé, Charles, 7 ans, avait dessiné un module lunaire avec ces mots : « De la part de Charles, nous t’aimons ».
    Tom, qui n’avait pas encore 5 ans, avait dessiné une fusée qui décolle et avait ajouté: « Cher papa, je te souhaite un voyage retour sans encombre. Je t’aime. Tom ».
    September 09

    Oups !

     

    John Young et Charlie Duke déploient l’ALSEP (Apollo Lunar Surface Experiment Package) lorsque:


    Young: Something's happened here.
    (Il y a un problème ici)
    Duke: What happened? (Que s’est il passé ?)
    Young: I don't know, here's a line that pulled loose. (Je ne sais pas, il y a un cable débranché)
    Duke: That's the heat flow...., you've pulled it off. (C’est le HFE…, tu l’as arraché!)
    Young: I don't know how it happened....., God almighty.
    (Je ne sais pas comment c’est arrivé… Dieu tout puissant.)

     

    Lorsque Mark Langseth le responsable de cette expérience, qui consiste à mesurer la chaleur dégagée par la Lune, sur laquelle il travaille depuis 6 ans a entendu ça, il s’est littéralement effondré !

    Et pour cause, cette expérience avait été planifiée pour la première fois sur Apollo 13 qui n’a jamais atteint la surface de la Lune, avait été « oublié sur Apollo 14… Sur Apollo 15, David Scott n’ayant pas pu forer assez profondément les capteurs de chaleur n'ont pas pu être enfouis à la bonne profondeur, 162 cm au lieu des 230 cm minimum…(La foreuse ayant été modifiée pour Apollo 16, Charlie Duke avait pu atteindre la bonne profondeur pour le premier forage, le deuxième n’a pas été effectué... Après la mésaventure de Young le cable a été tellement sécurisé qu'il était impossible de l'arracher...)
    Le pauvre Mark Langseth et son équipe de l’Université de Columbia auront dû attendre la toute dernière mission, Apollo 17, pour que leur expérience puisse être installée correctement (les capteurs de chaleur ont été placés à 230 et 236 cm de profondeur !)
     

     
    August 26

    Cauchemard lunaire !

     
    Charlie Duke raconte un rêve qu’il a fait quelques temps avant son voyage pour la Lune.
     « Je conduisais le rover sur la Lune, lorsque j’ai vu des traces de roues qui n’était pas les nôtres. J’ai demandé au Centre de Contrôle si je pouvais les suivre et bien sûr ils m’ont dit oui. Après deux ou trois kilomètres j’ai aperçu au loin un autre Rover, identique au nôtre. Lorsque nous nous sommes approchés j’ai vu deux astronautes inertes assis dans les sièges. Je suis allé vers l’un d’entre eux, j’ai soulevé sa visière, j’ai vu alors mon propre visage, j’étais mort »
    August 24

    Je boirais bien un petit coup !

     
    Lors de la deuxième « sortie » sur la Lune de la mission Apollo 12, Pete Conrad fit une petite remarque « Je boirais bien un bon coup d’eau glacée ». A compter d’Apollo 13, les astronautes seront équipés d’un ISDB (In-Suit Drink Bag), une poche amovible d’une contenance d’envriron 1 litre, fixé sur le collier d’ancrage du casque et reposant sur la poitrine, muni d’un "tuyau" et d’un embout, telle une paille, l’astronaute peut aspirer le liquide (en l’occurrence de l’eau légèrement sucrée) et se désaltérer (cf photos ci-dessous). Apollo 13 n’atteindra malheureusement pas la surface de la Lune et les astronautes d’Apollo 14 ne signalèrent aucun problème. En revanche David Scott et James Irwin de la mission suivante ne purent jamais s’en servir correctement. Jusque là les ISDB ne contenaient que de l’eau légèrement enrichi en glucose !  Mais les médecins ayant constaté des irrégularités cardiaques sur Scott et Irwin dues à une carrence en potassium,  ont préconisé que les astronautes d’Apollo 16 boivent du jus d’orange enrichi en potassium…
    John Young et Charlie Duke viennent de revêtir leur combinaison pour la première EVA lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils ont oublié d’installer leur ISDB, comme cette sortie doit durer plus de sept heures il est impératif que les astronautes puissent s’hydrater. Ils arrivent tant bien que mal à le placer, mais comme cela a été fait dans la hâte, John Young, gêné par le micro gauche  sera dans l’incapacité d’attraper le tuyau et devra attendre le retour au LM pour boire un coup ! Quand à Charlie Duke, le même problème d’interférence entre le micro gauche et la valve a provoqué une fuite d’environ 15 cl de jus d’orange, il en a eu sur  la visière, sur le visage, et surtout  le liquide  est allé se loger dans les interstices du collier d’attache du casque. Installer le dispositif avant de mettre la combinaison n’empêcha pas les astronautes d’avoir des fuites de jus d’orange lors des deux sorties suivantes. De retour dans le LM Duke et Young eurent chaque fois beaucoup de mal à enlever leur casque car le jus d’orange plus ou moins sirupeux dû à l’ajout de potassium l’avait pratiquement « scellé » en séchant… Il fallait  nettoyer le collier avec de l’eau pour enlever toute trace de jus d’orange.
    Sur Apollo 17 les astronautes boiront à nouveau de l’eau…le potassium sera ajouté à leurs rations !  (Permettant d’éviter l’effet colle du jus d’orange en cas de fuite… ainsi que les troubles gastriques  - cf anecdote Apollo du 18 août 2007 : « Gaz et ballonnements ») Par ailleurs lors des entrainements, on leur expliquera plus en détail comment positionner correctement le « ISDB » en fonction de leur morphologie.
    Pour la dernière mission lunaire du programme Apollo, Gene Cernan et Harrison Schmitt n’eurent aucun problème avec leur ISDB !
    A compter d’Apollo 15  les astronautes ont disposé en outre d’une barre énergétique qu’ils pouvaient tirer de son étui avec les dents pour en croquer une bouchée, apport indispensable pour les longues et exténuantes sorties des trois dernières missions !
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    Le InSuit Drinking Bag (ISDB)
     
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    Une vue  de la barre énergétique (Food Stick) et de l'embout du ISDB sur le "scaphandre " de Eugene Cernan.
     
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    Sur cette photo on aperçoit nettement la barre énergétique...
     
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    Dessin humoristique sur "EVA cuff check list" de John Young (Apollo 16)
    August 20

    Une photo de famille sur la Lune !

     
    Un des objets personnels les plus émouvants laissés sur la Lune par les astronautes est sans conteste la photo de la famille Duke. La photo a été prise par Loudy Benjamin, de la NASA, dans le jardin des Duke. Elle est protégée par un film plastique, au dos on peut lire le message suivant « This is the family of Astronaut Duke from Planet Earth. Landed on the Moon, April 1972 » (C’est la famille de l’Astronaute Duke de la planète Terre qui a atterrit sur la Lune en Avril 1972). Sous ce message figurent outre la sienne les signatures des trois autres membres de la famille, Dorothy « Dotty » sa femme, et ses deux fils Charles III  et  Thomas qui avaient respectivement 7 et 5 ans. Charlie Duke a déposé la photo sur le sol lunaire à quelques dizaines de mètres du LM à la fin de la troisième et dernière EVA.
    Charlie Duke a pris une photo de la photo déposée sur la Lune, et comme il le dit lui-même : « C’est maintenant un de nos biens les plus précieux ! »

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    August 18

    Gaz et ballonnements !

     
    Les médecins ayant relevés des irrégularités cardiaques sur les astronautes d’Apollo 15, David Scott et James Irwin, qu’ils avaient attribuées à un manque de potassium ; ils ont donné aux astronautes d’Apollo 16, dans le ISDB (In-Suit Drink Bag – c’est une poche muni d’un petit tuyau que l’on fixe dans la combinaison et qui permet à l’astronaute de boire pendant qu’il travaille sur la surface de la Lune), du jus d’orange fortement enrichi en potassium et les avaient encouragé à en boire le plus possible… Cet apport massif de jus d’orange et de potassium leur donnera des aigreurs d’estomac et des flatulences ! On assiste alors en direct à cette conversation surréaliste… (Young pensait avoir débranché son micro !)
     
    Young : « J’ai à nouveau des gaz, ça recommence, Charlie. J’ignore la cause de ces flatulences, je pense que c’est l’acidité de mon estomac. C’est sûrement ça ! »
    Duke : « Oui probablement »
    Young : « Je n’avais pas mangé autant d’agrumes en vingt ans. Et je te garantie que je n’en mangerai plus au cours des 12 prochains jours. Et s’ils mettent du potassium dans mon petit déjeuner, je crois que je vais vomir. J’aime manger une orange à l’occasion, mais il ne sera pas dit que je sois enterré sous des oranges… »
    Capcom : « Orion c’est Houston »
    Young : « Oui m’sieur. »
    Capcom : « Ok, John. Vous êtes… votre micro est branché »
    Young : « De…Depuis quand… Depuis combien de temps ? »
    August 14

    Le "Grand Prix"

     
    Lors de la première EVA John Young teste le LRV (Lunar Roving Vehicle, « jeep lunaire ») le poussant dans ses derniers retranchements, virages serrés, dérapages, accelérations jusqu'à 10 km/h ! … Pendant que Young "fait" son « Grand Prix », Charlie Duke, spectateur admiratif et enthousiaste commente : " Il n’y a que deux roues qui touchent le sol… Il dérape comme sur de la neige… Je vous assure, Indianapolis n’a jamais vu un pilote comme ça !”
     
    An cours de la troisième EVA les deux compères atteignent la vitesse record de 17 km/h au « volant » du LRV, en descendant les flancs d’un cratère, devenant ainsi, à ce jour, les deux hommes les plus rapides sur la Lune.
     

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    August 13

    Atterrira ou n'atterrira pas ?

     
    Une défaillance du « yaw gimbal servo loop » du CSM provoque des oscillations du SPS (Service Propulsion System), l’atterrissage sur la Lune semble compromis, heureusement après six heures de tests et d’analyses les ingénieurs de North American, du MIT et de la NASA autorisent la poursuite de la mission. John  Young et Charlie Duke qui n'y croyaient plus, atterrissent sur la Lune à 21:23 EST dans la plaine de Descartes à environ 230 mètres du point prévu…
    July 26

    Don d'ubiquité

     
    Des dirigeants de la NASA, dont Rocco Petrone, directeur du programme Apollo, prennent  le soleil au bord de la piscine de l’hôtel Holiday Inn, de Cocoa Beach, la veille du lancement d’Apollo 16.
    Bill le frère jumeau de Charlie Duke, qui ne connaissait pas Rocco Petrone, était descendu dans le même hôtel, (rien d'étonnant, tous les astronautes et personnels de la NASA y séjournaient depuis Mercury), Bill Duke passe devant lui, puis rebrousse chemin et retourne vers sa chambre car il a oublié son porte-feuille…
    Petrone n’en croit pas ses yeux, il appelle immédiatement le quartier des astronautes (Crew Quarters) et demande pourquoi diable Duke n’est pas en quarantaine !
    La secrétaire lui répond qu’elle ne comprend pas, elle vient de le voir, il s’entraine… Petrone n’en croit pas un mot... La secrétaire va voir Charlie Duke qui lui explique que c’est sûrement son frère qu’il a vu…
    Elle raconte ça à Rocco Petrone qui finit par se laisser convaincre. Un peu plus tard Petrone rencontrera Bill et cette histoire les fera bien rire !
     
    July 22

    Au secours !

     
    Lorsqu'un géologue de Mission Control suggère à John Young d'écrire quelques mots sur le sol lunaire, ce dernier répond : "Je veux bien écrire tout ce que vous voulez excepté, au secours"